Appel à contributions

Les formations pour adultes dans les mondes agricoles et ruraux
comme observatoires des trajectoires sociales : insertion, reconversions et aspirations à l’émancipation

Dossier coordonné par :

Joachim Benet Rivière, chercheur post-doctorant, GRESCO, Université de Poitiers

Cécile Gazo, chercheuse post-doctorante, UMR Agronomie et chercheuse associée de l’UMR TREE

Stéphanie Kellner, chercheuse post-doctorante, GERiiCO, Université de Lille

Date limite pour l’envoi de propositions : 15 décembre 2026

Le rôle des formations pour adultes dans les trajectoires socioprofessionnelles au sein des mondes agricoles et ruraux reste largement méconnu. À l’heure où les politiques agricoles et éducatives connaissent des transformations importantes (montée en puissance des référentiels agroécologiques, réformes de la formation dans le sens d’une individualisation accrue des parcours, mise en concurrence des opérateurs publics et privés), les formations pour adultes sont un observatoire privilégié des transformations de l’action publique et des activités de travail agricole et rural.

Les formations agricoles pour adultes constituent un lieu de recomposition des trajectoires sociales et professionnelles, de redéfinition des identités au travail et de reconfiguration des rapports entre groupes sociaux et mondes professionnels1. Les travaux sur la formation continue publique en agriculture éclairent en particulier les tensions traversant les centres de formation, pris entre des injonctions de modernisation de l’action publique, des logiques de marché et des missions en matière de qualification des actifs agricoles2. Ces centres, notamment les Centres de formation professionnelle continue (CFPC), qui constituent l’une des composantes des Établissements publics locaux d’enseignement et de formation professionnelle agricoles (EPLEFPA) du ministère de l’Agriculture, ceux du privé et des Maisons familiales rurales (MFR), proposent des formations dans les secteurs de l’agriculture, des services aux personnes et de l’aménagement paysager, dont fait partie, par exemple, le Certificat d’aptitude professionnelle agricole (CAPA) Travaux Paysagers. Les formations pour adultes incluent également des dispositifs d’insertion sociale et professionnelle mobilisant le travail agricole, horticole ou de jardinage comme support d’apprentissage (chantiers d’insertion, ateliers socioprofessionnels, dispositifs d’accompagnement à la reconversion, dispositifs participatifs, etc.) au sein de structures privées, coopératives ou associatives. Ils renvoient à un modèle d’agriculture sociale et thérapeutique témoignant d’une reconfiguration de la place de l’agriculture au sein d’espaces sociaux plus larges et sont des lieux d’apprentissage pour des publics en insertion ou en reconversion3.

Dans une définition élargie et en s’appuyant sur les travaux de Fanny Chrétien4, les formations pour adultes dans les espaces ruraux peuvent désigner les apprentissages fondés sur l’expérience au travail. Fanny Chrétien documente la transmission en agriculture et les configurations qui la rendent possible, par le tutorat, le compagnonnage, la socialisation professionnelle, les difficultés et les leviers d’apprentissage en faveur de la conception de systèmes de cultures réduisant l’usage de pesticides5. Cette approche est transposable dans d’autres secteurs, dont celui des services qui accueillent des femmes en reconversion, comme les salariées de l’Aide à domicile en milieu rural (ADMR). Ces espaces constituent des objets d’analyse privilégiés pour appréhender la manière dont les savoirs se construisent car ils permettent de documenter les processus de professionnalisation, la mise en circulation des savoirs dans et par l’activité, ainsi que la transformation des identités et des rapports au travail dans un contexte de recomposition des espaces agricoles et ruraux. Les contributions, qui ne se limitent pas au seul secteur agricole, pourront s’inscrire dans un ou plusieurs des axes suivants qui n’épuisent pas le sujet, ni n’interdisent des propositions qui s’en émanciperaient.

Axe 1 : Formations pour adultes, agroécologie
et transition écologique

Les formations pour adultes constituent un observatoire privilégié de la diffusion des savoirs et des pratiques écologiques. Loin de se réduire à l’application de prescriptions institutionnelles, l’écologisation des formations6 s’est construite dans les Centres de formation professionnelle et de promotion agricoles (CFPPA) devenus les CFPC, qui ont joué un rôle moteur dans la légitimation de l’agriculture biologique dès les années 19807. Ils accueillent des publics engagés dans des trajectoires de reconversion, porteurs d’une critique du modèle intensif et à la recherche d’autres manières de produire, de travailler et de vivre de l’agriculture8.

Il peut s’agir d’étudier les liens entre les institutions de formation pour adultes dans les espaces ruraux, les réseaux professionnels, les syndicats agricoles, les associations environnementales et les espaces militants dans la diffusion de pratiques telles que l’agriculture biologique ou paysanne, le maraîchage, les circuits courts, la vente directe ou les systèmes de production réduisant l’usage des intrants chimiques. Les articles pourront montrer comment les formations pour adultes contribuent à déplacer les frontières des métiers ruraux et à légitimer d’autres modèles de production.

Les contributions pourront porter sur les espaces plus informels de formation. Les formations de bergers transhumants, les apprentissages en montagne, les initiations à la traction animale, les groupes d’agricultrices, les Centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural (CIVAM) ou encore les collectifs d’autoconstruction comme ceux proposés par l’Atelier paysan constituent autant de lieux où les savoirs se construisent dans l’expérience du travail, l’observation des milieux, l’entraide entre pairs et la réappropriation des outils. Ces espaces associatifs, coopératifs et professionnels permettent d’interroger la manière dont des savoirs participent à la transformation des rapports au vivant, aux techniques et aux métiers.

Les contributions pourront également interroger le rôle des dispositifs territorialisés, tels que les Projets alimentaires territoriaux (PAT), dans la mise en relation des formations pour adultes, des collectivités locales, des exploitations agricoles, des associations et des acteurs de l’alimentation. Ces dispositifs, qui ne sont pas limités au seul secteur agricole, constituent des espaces intéressants pour analyser la manière dont les savoirs liés à l’écologie, aux circuits courts, à la relocalisation alimentaire ou à la justice alimentaire circulent entre les institutions et les mondes professionnels.

Axe 2 : Formations pour adultes et émancipation :
genre, rapports sociaux et transformations des identités

En accueillant des publics aux trajectoires discontinues (reconversions, retours à l’emploi, bifurcations biographiques), les formations pour adultes apparaissent comme des lieux où se rejouent, se déplacent ou se contestent les hiérarchies sociales, professionnelles et symboliques. Une attention particulière pourra être portée à la question du genre. Les formations pour adultes, notamment dans les secteurs agricoles et paysagers, accueillent de plus en plus de femmes. Ces trajectoires interrogent les normes historiquement masculines qui structurent les mondes agricoles et certains métiers ruraux, ainsi que la persistance de divisions sexuées du travail.

Les contributions pourront analyser la manière dont les femmes investissent ces espaces, s’y construisent une légitimité et négocient leur place dans des univers marqués par des rapports de pouvoir asymétriques. Dans cette perspective, il importe d’accorder une attention aux espaces informels et aux collectifs professionnels9, notamment ceux organisés en non-mixité choisie10. Ces espaces remplissent une fonction de formation à part entière en permettant la transmission de savoirs, le partage d’expériences et la construction de solidarités. Les contributions pourront interroger les processus d’émancipation à l’œuvre dans et par les formations pour adultes. Ceux-ci peuvent prendre des formes variées : accès à une autonomie économique, redéfinition des rapports au travail, acquisition de compétences reconnues, transformation des aspirations professionnelles ou encore construction d’un « temps pour soi » en rupture avec des positions subalternes.

Toutefois, ces dynamiques ne sont ni linéaires ni homogènes : elles peuvent être entravées par des contraintes, des logiques institutionnelles ou des normes sociales attribuant des rôles différenciés selon le genre, la classe sociale ou l’origine. Dans cette optique, les contributions pourront mobiliser une approche intersectionnelle attentive à l’imbrication des rapports sociaux (genre, classe, race, âge, handicap). Les formations pour adultes apparaissent comme des lieux où se croisent des publics aux ressources inégales, dont les expériences de formation et d’insertion varient selon leurs capitaux sociaux, culturels et économiques. Les analyses pourront porter sur les conditions d’accès aux formations, les modalités de sélection, les expériences pédagogiques ou encore les débouchés, afin de mettre en lumière les mécanismes de différenciation et de hiérarchisation à l’œuvre.

Les transformations des identités professionnelles et des rapports au travail constituent un autre enjeu central de cet axe. Les formations pour adultes participent à des processus de socialisation qui ne se limitent pas à l’acquisition de savoirs techniques, mais engagent des redéfinitions du rapport à soi, aux autres et au métier. Elles favorisent l’émergence de nouvelles manières de se définir comme agriculteur·rice, salarié·e rural·e ou travailleur·se des services11, en lien avec des valeurs telles que l’autonomie, le soin et la coopération. Cet axe invite à interroger les effets des formations pour adultes au-delà des individus, en analysant leur contribution aux transformations des mondes professionnels et des territoires ruraux. En reconfigurant les profils des actifs, les modes d’engagement au travail et les formes de légitimité professionnelle, elles participent à redéfinir les frontières des métiers et les savoirs attendus.

Axe 3 : Trajectoires migratoires, mobilités internationales
et accès aux formations

Les mondes agricoles et ruraux sont traversés par des dynamiques migratoires qui participent à la recomposition des marchés du travail, des formes d’emploi et des collectifs professionnels12. Qu’il s’agisse de travailleur·ses saisonnier·ères, de salarié·es agricoles, de personnes engagées dans des trajectoires d’insertion ou de reconversion, ou encore de porteur·ses de projets agricoles issus de mobilités internationales, ces circulations redéfinissent les publics de la formation pour adultes et les conditions d’accès aux savoirs. On peut interroger les modalités d’accès à la formation des publics migrants, confrontés à des obstacles multiples.

Les contributions pourront analyser les mécanismes de sélection, d’orientation et de tri qui contribuent à produire des trajectoires différenciées, en mettant en lumière les formes d’invisibilisation qui touchent une partie de ces publics, notamment les travailleurs saisonniers ou en situation irrégulière. Cet axe invite à déplacer le regard en considérant l’agriculture comme une ressource au cœur des trajectoires migratoires13. Une attention particulière pourra être portée aux liens entre migration, travail et apprentissage, notamment à travers les formes d’apprentissage informelles ou situées dans l’activité. Dans de nombreux cas, les personnes migrantes accèdent aux savoirs en dehors des dispositifs institutionnels, à travers le travail agricole lui-même (cueillette, viticulture, maraîchage), le tutorat informel, les réseaux de pairs ou les expériences accumulées dans différents contextes nationaux.

Les contributions pourront porter sur les dispositifs institutionnels et les politiques publiques encadrant l’accès à la formation des publics migrants. Les contributions pourront analyser des dispositifs d’accompagnement (formations linguistiques, dispositifs d’insertion, etc.). Les trajectoires migratoires peuvent être associées à des formes de redéfinition du rapport au travail, à la terre et au territoire, notamment dans le cas de projets d’installation ou de reconversion vers des formes d’agriculture alternatives. Elles peuvent également contribuer à introduire de nouveaux savoirs et pratiques, participant à la transformation des mondes agricoles et ruraux.

Axe 4 : Reconversions dans les métiers ruraux
et accompagnement à l’installation

Les formations pour adultes accueillent des publics aux trajectoires discontinues, marquées par des ruptures, des expériences antérieures dans d’autres secteurs, des formes d’usure au travail ou de perte de sens, mais aussi par des aspirations à transformer son mode de vie et son rapport au travail14. Dans un contexte de crise du renouvellement des actifs agricoles, ces publics occupent une place centrale dans les formations. Cet axe invite à interroger les trajectoires de reconversion vers les métiers agricoles, environnementaux, paysagers ou de services en milieu rural. Les contributions pourront porter sur des adultes s’orientant vers le maraîchage, l’élevage, l’agriculture biologique, les circuits courts, la transformation alimentaire, l’accueil à la ferme, l’agritourisme, la médiation animale, l’entretien des espaces naturels ou les services aux personnes. Ces reconversions sont socialement situées et dépendent de ressources inégales.

On peut interroger les écarts entre les aspirations des publics en reconversion et les contraintes de l’installation, de l’emploi rural ou de la création d’activité. La montée en puissance du nombre de candidat·es à l’installation en reconversion recompose les dispositifs d’entrée dans le métier d’agriculteur15. Les profils non issus du milieu agricole tendent à se banaliser, tout en continuant à déstabiliser les catégories ordinaires de l’accompagnement agricole. Les contributions pourront analyser la manière dont les formations et l’accompagnement répondent (ou peinent à répondre) à cette diversification des profils et des projets. Les CFPPA, MFR, chambres d’agriculture, Associations pour le développement de l’emploi agricole et rural (ADEAR), CIVAM, espaces-tests agricoles, collectivités territoriales et coopératives participent à une nébuleuse d’acteurs de cet accompagnement. L’essor des acteurs privés, l’importation de méthodes de l’entrepreneuriat et la valorisation du « projet individuel » contribuent à transformer les formes d’entrée dans ces métiers.

Les contributions pourront interroger les effets des réformes de la formation, des labellisations, du Compte personnel de formation (CPF) ou encore du rôle de fonds comme VIVEA (Fonds pour la Formation des Entrepreneurs du Vivant) dans la structuration de ces parcours. Une attention pourra être portée aux espaces-tests agricoles, aux formations d’émergence de projet, aux stages, au salariat agricole temporaire, au woofing ou aux expériences de terrain qui permettent de mettre à l’épreuve leur projet. Ils permettent de saisir comment les personnes découvrent les métiers, ajustent leurs aspirations, éprouvent la pénibilité du travail, les contraintes et les exigences de l’installation.

Ces trajectoires, y compris dans l’artisanat16, participent à l’émergence de figures professionnelles : paysan·ne-boulanger·ère, maraîcher·ère en circuit court, éleveur·se accueillant du public, agriculteur·rice-transformateur·rice, entrepreneur·se rural·e, travailleur·se de l’accompagnement social par l’activité agricole. Ces trajectoires peuvent être porteuses d’émancipation, d’autonomie et de réappropriation du travail, tout en exposant les individus à la précarité, à l’isolement, aux difficultés d’accès au foncier ou à la désillusion face à la réalité des métiers.

Consignes

Merci de respecter les consignes de la revue aux auteurs et autrices : [https://www.pratiquesdeformation.fr].
Vous pouvez également consulter la présentation de la revue pour connaître les différents formats d’écriture selon les rubriques [https://www.pratiquesdeformation.fr/71]

Calendrier

Les projets de contribution (notes d’intention d’une page à deux pages) devront nous parvenir avant le 15 décembre 2026.

L’équipe coordinatrice du dossier vous fera un retour courant janvier 2027.

Les contributions finalisées devront ensuite nous parvenir pour le 15 juin 2027 et devront respecter les consignes générales aux auteurs et autrices de la revue.

Le projet de contribution devra être envoyé sur un fichier modifiable
nommé de cette manière : « Nom_Prénom_Titre court ».

Merci d’envoyer vos propositions à ces quatre adresses :
joachim.benet@live.fr ; cecilegazo@outlook.fr ; stephanielaurakellner@gmail.com ; contact@pratiquesdeformation.fr

Notes

1 Jean-Baptiste Paranthoën, 2014, « Déplacement social et entrées en agriculture », Sociétés contemporaines, n° 96(4), p. 51-76.

2 Jean-Baptiste Paranthoën, 2021, « La formation continue publique en agriculture : mission impossible pour les Centres de formation pour la promotion agricole ? », Sociologie du travail, n° 63(4).

3 Éric Doidy et Emmanuel Dumont, 2014, « Maraîchage et accompagnement à l'insertion en France et aux États-Unis. Un ré-enchantement de l'agriculture par le travail social ? », Revue française des affaires sociales, 2014, n° 3, p. 137-154.

4 Fanny Chrétien, 2015, Agriculteurs et apprenants au travail : la transmission professionnelle dans les exploitations agrobiologiques – une approche par les configurations sociales et les situations d’interaction, Thèse de doctorat, Université de Bourgogne.

5 Fanny Chrétien, 2021, « Les transpositions à l’œuvre pour apprendre à réduire les pesticides », Éducation Permanente, n° 228(3), p. 67‑84.

6 Guillaume Christen et Benoît Leroux, 2017, « Processus d’écologisation des pratiques agricoles : injonctions contradictoires et appropriations multiformes », Regards sociologiques, n° 50-51, p. 7-21.

7 Joachim Benet Rivière, 2024, « Introduction : la place des savoirs agroécologiques dans l’enseignement agricole, entre avancées et obstacles », Norois, n° 271(2), p. 7-23.

8 Laurence Granchamp, 2026, « En quête de Terre(s). L’agriculture urbaine, laboratoire des bifurcations écologiques », mémoire présenté en vue de l’obtention de l’habilitation à diriger les recherches en sociologie, École doctorale Société, Politique, Santé, Université de Bordeaux.

9 Clémentine Comer, 2018, « L’égalité professionnelle en agriculture. Un féminisme modéré au service du patronat familial », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 223(3), p. 58-71.

10 Joachim Benet Rivière, 2025, « La non-mixité choisie, une nécessité vitale dans l’apprentissage des savoirs professionnels des agricultrices, appréhendée en deux pôles de pratiques », AgriGenre : le genre dans les mondes agricoles & Écologisation des pratiques.

11 Laura Durand, 2023, « Faire du domicile » à la campagne : identités professionnelles des aides à domicile pour personnes âgées dans les mondes ruraux », Carnets de géographes, n° 17.

12 Ségolène Darly, Camille Hochedez, Julie Le Gall, Monique Poulot et Claire Aragau, 2021, « L’activité agricole, une ressource pour la circulation ou l’ancrage des migrants ? Exploration bibliographique du lien entre agriculture et migration en France », Cahiers agricultures, vol. 30.

13 Ibrahima Diallo, 2026, Des migrants d’origine subsaharienne dans les travaux agricoles en France : exploitation, résistances, solidarités, Rennes, Presses universitaires de Rennes.

14 Laurence Granchamp, 2026, « En quête de Terre(s). L’agriculture urbaine, laboratoire des bifurcations écologiques », mémoire présenté en vue de l’obtention de l’habilitation à diriger les recherches en sociologie, École doctorale Société, Politique, Santé, Université de Bordeaux.

15 Cécile Gazo, 2024, « Les reconversions professionnelles dans la recomposition de l’accompagnement à l’installation en agriculture », in Aurélie Gonnet, Léa Lima, Pierre Carloni, Ludivine Le Gros, Murielle Matus, Carole Tuchszire (dir.), L’Accompagnement des transitions professionnelles : un monde en soi ? Institutions, métiers, expériences, Buenos Aires, Teseo, p. 93-116.

16 Antoine Dain, 2025, « S’approprier le métier », Sociétés contemporaines, vol. 133(1), p. 93-124.