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    <title>Pratiques de formation/Analyses</title>
    <link>https://www.pratiquesdeformation.fr</link>
    <language>fr</language>
    <item>
      <title>Les voies d’accès des populations autochtones à l’enseignement supérieur brésilien</title>
      <link>https://www.pratiquesdeformation.fr/1089</link>
      <description>Le nombre d’étudiant·es autochtones inscrit·es dans les universités brésiliennes a connu une croissance significative depuis le début des années 2000. Cette augmentation, largement supérieure à celle de la croissance démographique des populations autochtones au Brésil, s’explique à la fois par l’élargissement de l’accès des élèves autochtones à l’éducation primaire et secondaire, et par un ensemble de politiques spécifiques mises en œuvre par les universités publiques brésiliennes. Cet article propose un panorama des différentes initiatives visant à encourager l’entrée des étudiant·es autochtones dans l’enseignement supérieur au Brésil. Nous présenterons ensuite plus en détail l’expérience de la Licence interculturelle autochtone de l’Université fédérale de Grande Dourados (UFGD), qui a conduit à la création, en 2012, de la Faculté interculturelle autochtone (FAIND). Enfin, nous montrerons comment le mouvement autochtone brésilien a placé la question de l’éducation – et plus particulièrement de l’enseignement supérieur – au cœur de ses revendications. L’accès à la formation universitaire est ainsi considéré comme un outil de lutte indispensable dans le contexte contemporain et fournit une des raisons à l’augmentation notable de la présence autochtone dans les établissements d’enseignement supérieur du pays. The Number of Indigenous Students Enrolled in Brazilian Universities Has Grown Significantly Since the Early 2000s. This increase, which is much higher than the growth of the indigenous population in Brazil, can be explained by both the expansion of access to primary and secondary education for indigenous students and a set of specific policies implemented by Brazilian public universities. This article provides an overview of the various initiatives aimed at encouraging indigenous students to enter higher education in Brazil. We will then present in more detail the experience of the Intercultural Indigenous Degree at the Federal University of Grande Dourados (UFGD), which led to the creation of the Intercultural Indigenous Faculty (FAIND) in 2012. Finally, we will show how the Brazilian indigenous movement has placed the issue of education – and higher education in particular – at the heart of its demands. Access to university education is thus considered an essential tool in the contemporary struggle and is one of the reasons for the significant increase in the presence of indigenous people in the country’s higher education institutions. </description>
      <pubDate>mer., 01 avril 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Un regard sur la langue et l’éducation scolaire autochtone des Guarani et Kaiowá dans l’État du Mato Grosso do Sul (Brésil)1</title>
      <link>https://www.pratiquesdeformation.fr/1095</link>
      <description>Cet article2 présente un aperçu de la situation linguistique et sociolinguistique des populations guarani et kaiowá du Mato Grosso do Sul (Brésil). Il vise à contribuer à la compréhension du niveau de vitalité des langues autochtones de ces populations, ainsi qu’à présenter un état actuel des connaissances sur ces langues et des supports pédagogiques publiés pour leur enseignement dans les écoles autochtones de l’Etnoterritório Cone Sul. Ce travail propose également une brève description de l’éducation scolaire chez les Guarani et Kaiowá, fondée sur les résultats préliminaires des enquêtes menées par la Secadi en 2012, sur les données du recensement de l’éducation primaire relatives à l’éducation scolaire autochtone, effectué par l’Institut national d’études et de recherches éducatives (INEP), ainsi que sur les enseignements apportés par un projet réalisé au second semestre de 2013 dans le cadre de la Licence interculturelle autochtone Teko Arandu. À travers cet article, nous voulons montrer les aspects positifs, mais néanmoins insatisfaisants, des actions entreprises en faveur des langues autochtones et insister sur la nécessité de renforcer les politiques linguistiques en faveur des langues autochtones. In this paper, we present a brief overview of the linguistic and sociolinguistic reality of the Guarani and Kaiowá communities from Mato Grosso do Sul. The purpose is to contribute to the understanding of the vitality level of the indigenous languages of these ethnic groups, as well as the current state of knowledge developed about these languages and the educational materials published for teaching them in indigenous schools within the Cone Sul Ethnoterritory. This study also includes a brief description of the educational realities of the Guarani and Kaiowá based on preliminary results from studies proposed by Secadi, developed in 2012; data from the Basic Education census regarding Indigenous School Education conducted by the National Institute for Educational Studies and Research (INEP); and work carried out in the second semester of 2013, as part of the Intercultural Indigenous Teaching Degree Program Teko Arandu, through a project proposal linked to the curricular component Supervised Activities I. With this work, we aim to highlight not only the positive aspects of this phase experienced by the Guarani and Kaiowá but also to reflect on the need to strengthen language policies for the appreciation of their language. </description>
      <pubDate>mer., 01 avril 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Mato Grosso do Sul, Brésil : conflits territoriaux, luttes et résistances autochtones</title>
      <link>https://www.pratiquesdeformation.fr/1100</link>
      <description>Le Mato Grosso do Sul se situe dans la région centre ouest du Brésil. Cet État présente, dans le secteur agricole, des caractéristiques importantes pour comprendre la dynamique territoriale du pays, en particulier en ce qui concerne les conflits territoriaux, les luttes et les résistances autochtones. Cet article se divise en trois parties. La première met en contexte les conflits territoriaux au Mato Grosso do Sul et la configuration des dynamiques de pouvoir au Brésil, car c’est à partir de celles-ci que surgissent les différentes formes d’oppression. La deuxième partie aborde la façon selon laquelle ces formes d’oppression se particularisent au Mato Grosso do Sul par le biais des conflits fonciers et concernent les peuples autochtones. Enfin, nous mettons en lumière certains éléments de la capacité de résistance du peuple Guarani et Kaiowá, notamment la préservation des connaissances et des soins médicinaux traditionnels, qui représentent une lutte de résistance et de survie fondée sur l’ancestralité, la culture, l’identité et la préservation de la reproduction de la vie. Mato Grosso do Sul is located in the Midwest region of Brazil. The state presents, related to the agrarian subject, several aspects that are relevant to understand territorial dynamics, especially with regard to territorial conflicts, and indigenous struggles and resistance. The text is divided into three parts. The first one contextualizes the territorial conflicts in Mato Grosso do Sul and power structures configuration in Brazil, since it is from them that the different forms of oppression evolve. In the second segment, we address how these forms of oppression are specific in Mato Grosso do Sul from the territorial conflicts involving indigenous peoples. And, finally, we point out some elements of the Guarani and Kaiowá resistances, among which an emphasis on the maintenance of traditional knowledge and health practices, which represent a struggle of resistance and survival based on ancestry, culture, identity and maintenance of life reproduction. </description>
      <pubDate>mer., 01 avril 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Figure-toi la scène : le pouvoir d’agir autochtone et les « retomadas » dans le domaine de l’art</title>
      <link>https://www.pratiquesdeformation.fr/1112</link>
      <description>Ce texte examine le pouvoir d’agir autochtone dans le champ de l’art contemporain au Brésil, en articulant les mobilisations politiques du mouvement indigène à partir des années 1970-1980 avec les pratiques esthétiques actuelles. À partir de la notion de « quatrième moment » qui déplace le récit de la simple survie vers celui d’une vie pleine et active, l’article analyse les « retomadas » comme processus de reconquête non seulement territoriale, mais aussi narrative, épistémologique et cosmopolitique. Les images des protestations autochtones, les gestes performatifs de figures telles qu’Ailton Krenak et les productions d’artistes comme Denilson Baniwa constituent des contre-archives qui déstabilisent l’histoire de l’art brésilien fondée sur l’effacement et l’appropriation de l’altérité. Ces œuvres et actions revendiquent des cosmologies vivantes et la continuité des peuples autochtones dans le présent. L’article propose ainsi une révision critique de l’historiographie de l’art au Brésil et l’affirmation d’une présence autochtone capable de refonder les cadres esthétiques et politiques du contemporain. This text examines Indigenous agency within the field of contemporary art in Brazil, linking the political mobilizations of the Indigenous movement from the 1970s–80s onward with current aesthetic practices. Drawing on the notion of the “fourth moment,” which shifts the narrative from mere survival to that of full and active life, the article analyzes the “retomadas” as processes of reconquest not only of territory, but also of narrative, epistemology, and cosmopolitics. Images of Indigenous protests, the performative gestures of figures such as Ailton Krenak, and the works of artists like Denilson Baniwa constitute counter-archives that unsettle a Brazilian art history built upon the erasure and appropriation of alterity. These works and actions assert living cosmologies and the ongoing presence of Indigenous peoples in the present. The article thus proposes a critical revision of Brazilian art historiography and affirms an Indigenous presence capable of reshaping the aesthetic and political frameworks of the contemporary. </description>
      <pubDate>mer., 01 avril 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Rompre l’invisibilité des peuples autochtones dans le monde de l’agronégoce : présence et résistance Guarani Kaiowá</title>
      <link>https://www.pratiquesdeformation.fr/1132</link>
      <description>Cet article porte sur la présence et la résistance des peuples guarani kaiowá dans le Mato Grosso do Sul, au Brésil. Il se structure à partir des échanges entre une chercheuse autochtone et une chercheuse non autochtone, lors du séjour de mobilité internationale en France, de la première. Il renvoie à l’expérience de vie et trajectoire académique de celle-ci, mobilisant récit de vie, ressources bibliographiques, échanges informels.S’appuyant sur des épistémologies situées et décoloniales, le texte vise à rompre l’invisibilité de ce peuple qui résiste face à l’extrême violence des forces économiques et politiques liées à l’agronégoce. Il aborde : la reprise des territoires ancestraux dont ils ont été expropriés ; l’engagement de l’école auprès de la communauté pour lutter contre la faim ; la présence autochtone à l’université comme moyen de préserver/légitimer des connaissances ancestrales et dépasser la colonialité du savoir. This article deals with the presence and resistance of the Guarani Kaiowá peoples in Mato Grosso do Sul, Brazil. It is structured on the basis of exchanges between the two authors during the indigenous author’s period of international mobility and refers to her life experience and academic trajectory, mobilizing bibliographical resources and informal exchanges. Drawing on situated and decolonial epistemologies, the text aims to break the invisibility of this people who resist the extreme violence of economic and political forces linked to agribusiness. It addresses: 1) the repossession of ancestral territories from which they have been expropriated; 2) the school’s commitment to the community in the fight against hunger; 3) the indigenous presence at university as a means of preserving/legitimizing ancestral knowledge and overcoming the coloniality of knowledge. </description>
      <pubDate>mer., 01 avril 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Les technologies spirituelles : une forme de lutte épistémologique des Guarani-Kaiowá</title>
      <link>https://www.pratiquesdeformation.fr/1144</link>
      <description>Au cœur des luttes pour la reconnaissance de leurs terres autochtones au Brésil, les Guarani-Kaiowá incarnent la résistance et l’attachement profond à leur territoire ancestral. Un attachement porteur d’une cosmovision riche et complexe qui conçoit la nature comme un être sacré. Le concept de « technologies spirituelles » forgé par Anastácio Peralta pour penser le rapport humain-nature, nous questionne et nous invite à réfléchir sur le rôle de ce paradigme autochtone dans la lutte du peuple guarani-kaiowá et sur sa dimension épistémologique. Cet article prend appui sur les interventions des doctorant·es et enseignant·es de l’Université fédérale de la Grande Dourados (UFGD) lors de la journée d’étude « Peuples autochtones du Brésil et recherches académiques », organisée par Paris 8, le 31 janvier 2025. Nous jetterons les passerelles entre le concept de technologies spirituelles et ceux d’« écosophie » et d’« éco-altérité », deux concepts développés par les savoirs « occidentaux ». Nous proposerons également la notion d’éco-altération qui invite à repenser les luttes autochtones non seulement comme des combats pour la réappropriation territoriale, mais aussi comme des mouvements où l’altérité de la nature – telle qu’elle est appréhendée dans les savoirs autochtones - devient le fondement d’un rapport éthique à la terre. In the center of struggles for the recognition of Brazil’s autochthonous lands, the Guarani-Kaiowá people stands for resistance and a deep attachment to their ancestral territory. Anattachment that carries with it a rich and complex cosmovision of nature as a sacred being. The concept of Spiritual Technologies, developed by Anastácio Peralta as a way of thinking about the human-nature relationship, questions us and invites us to reflect on the role of this indigenous paradigm in the struggle of the Guarani-Kaiowá people, and on its epistemological dimension. This article is based on some presentations by doctoral students and teachers from Universidade Federal de la Grande Dourados (UFGD) during the Study Day « Peuples autochtones du Brésil et recherches académiques », organized by Université Paris 8 on January 31, 2025. We will build bridges between the concept of Spiritual Technologies and those of ecosophy and Eco-alterity, two concepts developed by “Western” knowledge. We will also propose the notion of Eco-alteration, which invites us to rethink autochthonous struggles not only as fights for territorial reappropriation, but also as movements in which the alterity of nature becomes the foundation of an ethical relationship with the land. </description>
      <pubDate>mer., 01 avril 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>L’écriture est une nouvelle technologie</title>
      <link>https://www.pratiquesdeformation.fr/1161</link>
      <description>Il est 16 h 20, salle 2.14 de l’INALCO, ce jeudi 20 février 2025. La calebasse à maté est posée sur la table ronde et partagée pendant toute la discussion. À droite d’Anastácio, Maristela, sa camarade Guarani-Kaiowá du Mato Grosso do Sul, doctorante comme lui, qui écoutera l’entretien, puis partira à un moment. Ana et Anna sont assises à côté l’une de l’autre et font face à Anastácio et Joaquín. Quatre doctorant·es s’apprêtent à discuter en guarani, langue maternelle d’Anastácio et Maristela, pour évoquer le parcours d’Anastácio, son rapport aux langues, à l’éducation, à l’écriture, à la recherche et interroger les effets du plurilinguisme en situation de diglossie et de prééminences de certaines langues et cultures écrites sur d’autres.  Dans cet article, nous transcrivons la discussion que nous avons choisi d’avoir en guarani, puis de traduire en espagnol et, enfin, de traduire et de transcrire en français. Une discussion comme celle-ci est tout aussi exceptionnelle que rare. Pour qu’elle ait lieu, il a fallu une série de décisions, de celles qui fabriquent les grandes innovations humaines, ici, celle de permettre à huit doctorant·es autochtones du Brésil, dont Maristela et Anastácio, de faire un séjour de mobilité universitaire en France dans le cadre de leur formation doctorale en géographie à l’Université fédérale du Grand Dourados (UFGD). Pour cette discussion, Ana, Joaquín et Anna ont cherché à rendre possible un espace d’expression et d’échange dans la langue maternel</description>
      <pubDate>mer., 01 avril 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Dialogues en transculturalité : que faire de nos malentendus ? Courts extraits</title>
      <link>https://www.pratiquesdeformation.fr/1165</link>
      <description>Méthodes et matériaux de dialogue, automne-hiver 2024/2025 Comme l’ont souligné Kaës et ses successeurs dans l’approche psychanalytique des groupes1, l’interculturel s’attache plutôt aux oppositions venant des différences, quand le transculturel doit se détacher de l’imaginaire leurrant d’une culture unique, pour s’efforcer d’aller vers l’analyse des différences. Mais comment faire pour que cet effort de détachement, ici d’une culture dominante de la recherche selon des blancs de Paris 8, ne soit pas source de trop de souffrance, surtout quand on ne peut pas du tout s’adresser à l’autre dans sa langue, Sandra Terena étant bilingue aruak-portugais (sa langue de contact), Ville et Gilon baragouinant le portugais ? L’écriture d’un article en français dans un délai trop court (article remis, comme exigé initialement, le 10 mars 2025) étant un obstacle de plus, nous avons convenu d’utiliser le « nous » et de signaler chaque fois que le propos tenu appartenait à l’un ou l’une de nous. Nos méthodes de travail ? Des balades touristiques dans Paris ont été un moment privilégié pour Sandra, en ethnologue dérangeante2 du peuple parisien, de converser avec Patrice et Christiane3. Ensemble, notre trio a arpenté le territoire du Marais, visitant le musée Carnavalet (musée de Lutèce/Paris), la place des Vosges, l’hôtel particulier de Sully (Sandra étonnée qu’un tel bâtiment puisse être la demeure d’une seule famille) et plus loin la place Vendôme (du même architecte que Versailles). Visitan</description>
      <pubDate>mer., 01 avril 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Gilberto Ramos-Iduñate, 2024, De paysans à techniciens. Sociohistoire d’une qualification scolaire et sociale au Mexique, Paris, Classiques Garnier.</title>
      <link>https://www.pratiquesdeformation.fr/1170</link>
      <description>Dans cet ouvrage, Gilberto Ramos-Iduñate s’attache à un objet : la qualification scolaire de technicien intermédiaire au Mexique, qui est délivrée à l’issue d’une formation professionnelle post-collège. Ce faisant, durant 86 des 348 pages, il nous plonge dans l’histoire de la scolarisation au Mexique, avec ses particularités politiques et sociétales, mais aussi traversée par des enjeux plus universels. Se dessine alors au fil des périodes gouvernementales, la progressive et incomplète massification scolaire dans un pays marqué par de fortes inégalités sociales, ethniques et géographiques. L’autre intérêt de cet ouvrage est, qu’à travers ce cas du Mexique, l’auteur soulève des problématiques communes aux systèmes éducatifs contemporains : la valeur de la qualification scolaire dans la société, les conditions d’une massification scolaire orientée vers l’égalité des chances, la nature des freins à cette égalité, l’identité professionnelle des enseignant·es de la voie professionnelle, la difficile cohérence entre les objectifs de l’État et les attentes des employeur·es. Comme l’indique le sous-titre, la qualification de « technicien intermédiaire » a deux dimensions : scolaire et sociale. Attribué sur des critères scolaires, le diplôme présente plusieurs enjeux pour les jeunes et leurs familles. Non seulement il est en lui-même un objectif, mais il est aussi une promesse, celle d’accéder, à l’issue d’une formation dans une filière professionnelle et technique, à un emploi de « te</description>
      <pubDate>mer., 01 avril 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Des savoirs universitaires en tension : rendre audibles les voix de chercheurs et chercheuses autochtones du Brésil. Introduction au dossier</title>
      <link>https://www.pratiquesdeformation.fr/1084</link>
      <description>Des savoirs universitaires en tension : rendre audibles les voix de chercheurs et chercheuses autochtones du Brésil  Figures 1 et 2. Détails des planches de facilitation graphique  Joyce Gomes1, 2025 Ce dossier est le fruit d’une expérimentation : celle de l’accueil de doctorant·es brésilien·nes autochtones (programme dit « Guatá », Guatá est un terme en langue guarani signifiant marcher avec, voyager en regardant). Les doctorant·es issu·es de l’Université fédérale de Grande Dourados, ont été accueilli·es par le laboratoire LIAgE à l’université Paris 8, leur mobilité étant financée par l’ambassade de France au Brésil. Cette expérimentation questionne réciproquement nos rapports aux savoirs, à la formation, à la science, à l’internationalisation des institutions d’enseignement supérieur et les parcours de ces étudiant·es.  Figure 3. Détail de planches de facilitation graphique  Joyce Gomes, 2025 En préambule, il convient de préciser que par autochtone, nous évoquons une personne qui est « liée par une continuité historique avec les sociétés antérieures à l’invasion et avec les sociétés précoloniales qui se sont développées sur [son] territoire » (discours, José Martínez Cobo, rapporteur spécial des Nations unies, 19712) et – ce qui est essentiel – une personne qui se définit comme telle. Pour approfondir la question, nous renvoyons à l’article d’Albane Geslin3 et aux travaux d’Irène Bellier4. Les voix des personnes autochtones peinent encore à se faire entendre directement. En</description>
      <pubDate>mar., 24 mars 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
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